Hausser (verbe)


Définition de l'Académie française (éd. 1986)

Verbe 

XII e siècle, halcier, haucier. Issu du latin populaire * altiare, « », dérivé du latin classique altus .

I. V. tr.
1. Rendre plus haut ; surélever. Hausser un mur. Il a fait sa maison d'un étage.
2. Placer plus haut, remonter. Hausser la barre. Il haussa le fanal jusqu'à son visage. Hausser la tête, la diriger vers le haut. Hausser les épaules, pour manifester son agacement, son déplaisir, son incrédulité, son dédain, etc. Hausser les sourcils, sous l'effet de la surprise. Pron. Ce siège se hausse et se baisse à volonté. Se sur la pointe des pieds. Expr. fig. et fam. Se du col, voir . Au participe passé, adjt. Une pièce haussée, placée plus haut que d'ordinaire.
3. Augmenter l'intensité, la hauteur d'un son. Hausser la voix. Hausser le son d'un poste de radio. Hausser le diapason, accorder les instruments à un diapason supérieur. Hausser d'un quart de ton, d'un demi-ton. Expr. Hausser le ton ou, intranst. et vieilli, d'un ton, prendre un ton d'autorité, de menace. Il fut contraint de le ton.
4. Augmenter la valeur, le prix de quelque chose. Hausser les taux d'intérêt, le prix des matières premières. Fig. Hausser ses prétentions, ses exigences.

II. V. intr. Vieilli. Croître, atteindre un niveau plus élevé. Les pluies torrentielles ont fait les eaux. Les rentes, les actions ont beaucoup haussé ces derniers temps. Fig. et fam. Hausser d'un cran, se dit de certaines choses qui augmentent d'une très petite quantité. Sa fortune, son crédit n'a pas haussé d'un cran.


Signification de l'Académie française (éd. 1932-35)

Verbe 

(H est aspirée.) Rendre plus haut, mettre dans une situation plus haute, élever. "Hausser une muraille. J'ai fait ma maison. Je l'ai haussée d'un étage. Se sur la pointe des pieds."
Il signifie aussi Lever, porter en haut. "Hausser le bras, la jambe. Hausser les épaules. Cela se baisse et se hausse à volonté. Haussez-le d'un cran."
"Hausser les épaules" signifie particulièrement Témoigner en haussant les épaules qu'une chose déplaît, qu'elle choque, et plus souvent qu'elle n'inspire que du dédain. "Quand il dit cela, tout le monde haussa les épaules. Cela fait les épaules. Il n'y a rien à répondre à cela, il n'y a qu'à les épaules. Hausser les épaules de pitié, de mépris."
Fig., "Hausser le coeur, le courage à quelqu'un," Lui donner du coeur, de la fierté, lui élever le courage.
Il se dit aussi en parlant de la Voix, du son des instruments. "Hausser la parole. Hausser sa voix. Hausser la voix, le ton. Cette guitare est montée trop bas, il faut la ."
Fig., "Hausser le ton," Prendre, dans ses discours, un ton de menace ou de supériorité; élever ses prétentions. "Loin de fléchir, il hausse le ton." On dit aussi, familièrement, "Hausser d'un ton."
Il signifie par extension Augmenter. "Hausser la paie du soldat, les gages d'un domestique. Hausser les impôts." Il est vieux. On dit plutôt AUGMENTER.
"Hausser la monnaie, le prix des monnaies," En augmenter la valeur numéraire.
Par extension, il se dit figurément et intransitivement des Choses dont la valeur, dont le prix augmente. "Le prix du blé a beaucoup haussé. Le change hausse. Les actions haussent. Le cours du change, des actions, de la rente a haussé depuis quelques jours." On dit plutôt aujourd'hui MONTER.
Fig. et fam., "Hausser d'un cran," se dit de Certaines choses qui augmentent d'une très petite quantité. "Sa fortune, son crédit n'a pas haussé d'un cran."
"Avoir une épaule qui hausse," Avoir une épaule plus haute que l'autre.



Dictionnaire d'Emile Littré

Verbe 



 1   Rendre plus haut. Hausser un mur, une maison.
VOLT.: « Je ne doute pas que, si quelque capitaine des grands grenadiers lit jamais cet ouvrage, il ne hausse de deux grands pieds au moins les bonnets de sa troupe »

 2   Lever en haut. Hausser le bras. Il hausse la visière de son casque.
RACAN: « Je saute à bas du lit, je cours à la fenêtre, J'ouvre et hausse la vue, et ne vois rien paraître »
ROLLIN: « Pour se corriger d'un défaut qu'il avait contracté par une mauvaise habitude, qui était de continuellement les épaules, il [Démosthène] s'exerçait debout dans une espèce de tribune fort étroite où pendait une hallebarde, afin que, si dans la chaleur de l'action ce mouvement venait à lui échapper, la pointe de cette hallebarde lui servit d'avertissement et de punition »
    Hausser les épaules, les lever en signe de dédain, de mépris.
MOL.: « Vous, qui me prétendez faire passer pour sot, En me haussant l'épaule et faisant la grimace »
VOLT.: « Le roi le vit [Cavalier, un des chefs des protestants révoltés dans les Cévennes], et haussa les épaules »
    On dit dans le même sens : le dos.
MOL.: « Pourquoi le dos ? est-ce qu'on parle en fat ? »
    On dit aussi quelquefois : les épaules de pitié, de mépris.
    Fig. et familièrement. Hausser le coude, boire beaucoup.
BOURSAULT: « Adieu, quand vous voudrez, nous ons le coude ; Si je vous y tenais, nous boirions à ravir »
    On dit dans le même sens : la gourde, le gobelet ; et, populairement, le temps, locution qui vient peut-être de ce qu'on dit : le temps est haut, pour signifier : les nuages sont hauts, il n'y a pas menace de pluie, de sorte que le temps signifierait rendre le temps beau, gai, en buvant.
    Terme de chasse. Hausser le nez à son limier, lui faire rapprocher une vieille voie.

 3   Terme de marine. Hausser un vaisseau, s'en approcher afin de le reconnaître. On dit de même : une côte, un phare, etc.
    Cette locution vient de ce qu'en approchant d'un vaisseau, d'une côte, on semble ces objets qui de moment en moment paraissent plus grands.

 4   Terme de potier. Hausser un plat, une assiette, étendre la matière du centre à la circonférence.
    Terme d'orfévrerie. Élargir une pièce en lui donnant de la profondeur.

 5   Fig. Augmenter.
CORN.: « Plus vous me faites voir d'amour et de mérite, Plus vous haussez le prix des trésors que je quitte »
VOLT.: « Le paysan [en Angleterre] n'a point les pieds meurtris par des sabots, il mange du pain blanc, il est bien vêtu, il ne craint point d'augmenter le nombre de ses bestiaux, ni de couvrir son toit de tuiles, de peur que l'on ne hausse ses impôts l'année d'après »
RAYNAL: « La compagnie, ayant rempli cet engagement, haussa son dividende à sept, et ensuite à huit »
    Hausser la monnaie, le prix des monnaies, en augmenter la valeur numéraire.
VOLT.: « Il [Pierre le Grand] avait été réduit à la mauvaise ressource de les monnaies ; remède qui ne guérit jamais les maux d'un État »

 6   Rendre plus fort, en parlant de la voix.
CORN.: « Mais à peine il revit, qu'elle, haussant la voix : Je n'ai pas résolu de mourir à ton choix, Dit-elle.... »
CORN.: « Je n'ai qu'à faire un pas et la parole.... »
SACI: « Contre qui as-tu haussé la voix et élevé tes yeux insolents ? »
LA FONT.: « Après quelques moments haussant un peu la voix : Dans Thèbes, reprit-elle, on conte qu'autrefois.... »
V. HUGO: « Sans éveiller d'écho sonore, J'ai haussé ma voix faible encore »

 7   Terme de musique. Faire que les sons rendus soient plus aigus, en parlant d'instruments. Hausser une guitare.
    Hausser le diapason, prendre pour note du diapason une note plus élevée.
    Hausser le ton d'un morceau de musique.
    Fig. Hausser le ton, prendre un ton de commandement, de menace, élever ses prétentions.
MAINTENON: « Cette manière de commander avec douceur et avec fermeté, et de répondre en peu de paroles sans le ton »

 8   Fig. Donner plus de force, en parlant du coeur, du courage. Cette place lui a bien haussé le coeur.

 9   V. n. Devenir plus haut, plus élevé. La rivière a haussé.
    Avoir une épaule qui hausse, avoir une épaule plus haute que l'autre.
    Terme de marine. La terre hausse, le navire hausse, nous nous rapprochons de la terre, de tel navire.
    Fig. et familièrement. Hausser d'un cran, augmenter d'une petite quantité. Son crédit n'a pas haussé d'un cran.
    Fig. Prendre une valeur plus grande. Les prix ont haussé. La rente continue à .
RAYNAL: « On se plaignait que tous les acheteurs allaient à eux, et qu'ils faisaient le prix du grain »
    Fig. Hausser d'un ton, prendre un ton de supériorité, de menace.

 10   Se , v. réfl. Se rendre plus grand. Se sur la pointe du pied.
    Fig. C'est un homme qui ne se hausse ni ne se baisse, c'est un homme tranquille qui ne s'émeut pas facilement.
    Fig. Se , tâcher de paraître avoir plus de mérite, plus de crédit, etc. qu'on n'a.

 11   Être haussé. Cela se baisse et se hausse à volonté.
    Le temps se hausse, il s'élève, il s'éclaircit.
    Fig. Arriver au point de.
MOL.: « Nos pères sur ce point étaient gens bien sensés, Qui disaient qu'une femme en sait toujours assez, Quand la capacité de son esprit se hausse à connaître un pourpoint d'avec un haut-de-chausse »

HISTORIQUE
    XIIème siècle
     Ronc. p. 12: Li emperere en hauce le menton
    XIIIème siècle
VILLEH.: « Or entendés come grans domages ce fu, quant il ne furent avec aus [eux] ajousté ; tousjors mais en fust crestienté haucie »
     la Rose, 5781: L'une se hauce, et ses voisines Se tiengnent vers la terre enclines
BEAUMANOIR: « Por ce ne demorra pas, quant li uns vaurra [voudra] haucier se [sa] meson, qu'il ne le [la] hauce et que cascuns n'ait se goutiere par devers soi »
JOINV.: « Et vraiement, fist le chevalier, vous le comparrez [paierez], et lors il hauça sa potence et feri le juif les l'oye [lez l'ouie, près l'oreille] »
BRUN. LATINI: « Hom vrais est cil qui tient le mi entre celui qui use ventance et monstre qu'il face grans choses et se hauce plus qu'il ne doit, et entre celui qui se desprise et humilie »
    XIVème siècle
     Guesclin. 18235: Il vente d'un froi vent qui à haucier s'est pris, Et il pluet malement en accroissant tous dis
    XVème siècle
LOUIS XI: « Adonc l'autre hausse et de bon poing charge sur le visage de sa compagne »
LOUIS XI: « Haussez [remontez d'un cran à la crémaillère] ce pot, de par Dieu ! - Eh bien ! dit-elle, je le ai [encherirai], je le mets à sept sols ; est-ce assez haut ? »
    XVIème siècle
MONT.: « Pour avoir haulsè la main ou baissé la teste »
MONT.: « Il meit des cailloux dans cette cruche jusques à ce qu'il eust faict haulser l'huile plus prez du bord »
AMYOT: « Ayant les habitans haulsé et bien remparé les murailles.... »
AMYOT: « Le lac commencea à s'enfler et se haulser à vue d'oeil »
AMYOT: « Comme l'un haulsoit une hache pour luy en donner sur la teste »
AMYOT: « Le vent haulsa la mer par telle violence, que.... »
CARLOIX: « Il se voulut lever de là ; car le coeur luy haulsoit, et commencoit à s'esmouvoir et attrister jusqu'aux larmes »
BRANT.: « Ce grand capitaine eut pour lieutenant à sa compagnie de cent hommes d'armes Dom Diego de Quiñones, qui lui haussa bien la main [l'assista] en ses combats et victoires, et de vray luy fut bon et brave lieutenant »

ÉTYMOLOGIE
    Picard, se heucher ; provenç. alsar, ausar ; espagn. alzar ; ital. alzare, d'un verbe bas-lat. fictif altiare, de altus, haut (voy. HAUT).


1ère signification éditée en 1835 par l'Académie Française



se dit aussi en parlant De la voix, du son des instruments. "Hausser la parole. Hausser sa voix. Hausser la voix, le ton. Cette guitare est montée trop bas, il faut la ."
Fig., "Hausser le ton," Prendre, dans ses discours, un ton de menace ou de supériorité; élever ses prétentions. "Loin de fléchir, il hausse le ton." On dit aussi, familièrement, "Hausser d'un ton."



2ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française



signifie figurément, Augmenter. "Hausser la paye du soldat, les gages d'un domestique. Hausser les impôts. Hausser le prix du pain."
"Hausser la monnaie, le prix des monnaies," En augmenter la valeur numéraire.



3ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française



est aussi verbe neutre, et signifie, Devenir ou être plus haut. "La rivière a haussé cette nuit."
"Avoir une épaule qui hausse," Avoir une épaule plus haute que l'autre.
Fig. et fam., "Hausser d'un cran," se dit De certaines choses qui augmentent d'une très-petite quantité. "Sa fortune, son crédit n'a pas haussé d'un cran."



1ère ancienne définition de 1798 (Académie Française)



(H s'aspire.) Élever, rendre plus haut. "Hausser une maison, une muraille."
Il signifie aussi, Leveren haut. "Hausser le bras, la jambe. Se sur le bout des pieds."
Figurément, "Hausser les épaules," se dit pour signifier, qu'On désapprouve quelque chose, qu'on en est étonné. "Quand il dit cela, tout le monde haussa les épaules."



2ème ancienne définition de 1798 (Académie Française)



Hausser, se dit aussi De la voix, du son des instrumens. "Hausser la parole. Hausser sa voix. Hausser la voix. Ce luth est monté trop bas, il faut le hausser."
On dit, que "Le temps se hausse," pour dire, qu'Il commence à s'éclaircir.
On dit proverbialement et populairement, "Hausser le coude, le temps," pour dire, Boire en débauche.



3ème ancienne définition de 1798 (Académie Française)



Hausser, signifie fig. Augmenter. "Hausser la paye d'un soldat, les gages d'un domestique. Hausser les impôts, une Ferme. Hausser le prix du sel."
On dit, "Hausser la monnoie, le prix des monnoies," en parlant De la valeur numéraire.
On dit en termes de Banque, "Le change hausse," pour dire, Le prix du change augmente; "Les actions haussent," pour dire, Le prix des actions est plus fort.
On dit figurément, "Hausser le coeur, le courage à quelqu'un," pour dire, Lui donner du coeur, lui élever le courage. "Cette alliance, cette charge, cette succession lui a bien haussé le coeur."
On dit proverbialement d'Un homme froid et tranquille, qu'"Il ne se hausse, ni ne se baisse," pour dire, qu'Il ne s'émeut de rien.



4ème ancienne définition de 1798 (Académie Française)



Hausser, est aussi verbe neutre, et signifie, Devenir, ou être plus haut. "La rivière a bien haussé cette nuit. Le prix du blé a bien haussé."
On dit, qu'"Un homme a une épaule qui hausse," pour dire, qu'Il a une épaule plus haute que l'autre.



1ère signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)

Verbe 


(H s'aspire.) Élever, rendre plus haut. "Hausser une maison, une muraille."
Il signifie aussi, Lever en haut. "Hausser le bras, la jambe. Se sur le bout des pieds."
Figurément, "Hausser les épaules," se dit pour signifier, Qu'on désapprouve quelque chose, qu'on en est étonné. "Quand il dit cela, tout le monde haussa les épaules."



2ème signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)



se dit aussi De la voix, du son des instrumens. "Hausser la parole. Hausser sa voix. Ce luth est monté trop bas, il faut le ."
On dit, que "Le temps se hausse," pour dire, qu'Il commence à s'éclaircir.
On dit proverbialement & populairement, "Hausser le coude, le temps," pour dire, Boire en débauche.



3ème signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)



signifie fig. Augmenter. "Hausser la paye d'un soldat, les gages d'un domestique. Hausser les impôts, une ferme. Hausser le prix du sel."
On dit, "Hausser la monnoie, le prix des monnoies," en parlant de la valeur numéraire.
On dit en termes de Banque, "Le change hausse," pour dire, Le prix du change augmente. "Les actions haussent," pour dire, Le prix des actions est plus fort.
On dit fig. "Hausser le coeur, le courage à quelqu'un," pour dire, Lui donner du coeur, lui élever le courage. "Cette alliance, cette charge, cette succession lui a bien haussé le coeur."
On dit proverbialement d'Un homme froid & tranquille, qu'"Il ne se hausse, ni ne se baisse," pour dire, qu'Il ne s'émeut de rien.



4ème signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)



est aussi verbe neutre, & signifie, Devenir, ou être plus haut. "La rivière a bien haussé cette nuit. Le prix du blé a bien haussé."
On dit, qu'"Un homme a une épaule qui hausse," pour dire, qu'Il a une épaule plus haute que l'autre.



Définition du dictionnaire de Jean-François Féraud (édition de 1788)

Verbe 

[Aspirez l'"h": "Hocé"; l'"o" est douteux; 2e "é" fer. mais devant l'"e" muet, l'"o" est long, il "haûsse", "haûssera", etc.] "Hausser", c'est, 1°. Elever, rendre plus haut. '"Hausser" une murâille, une maison.
- "Hausser la" parole, "la" voix, "un" instrument de musique, qui est trop bâs.
- 2°. Lever en haut. '"Hausser le" brâs, "la" jambe. "Se " sur la pointe des pieds.
- Fig. (st. fam.) "Hausser les épaules", en signe d'indignation, de mépris.
- 3°. Augmenter. '"Hausser le" prix de, "les" gages, "les" impôts, etc. "Fig." '"Hausser le" coeur, "le" courage à quelqu'un.
- 4°. V. n. Devenir plus haut. 'La rivière "a haussé;" le prix du blé "a haussé".
- Voy. LEVER.
   REM. "Se ", ne se dit qu'au propre. "Voiture" et "Bossuet" l'ont employé au "fig." Le 1er a dit: 'Vous "vous êtes haussée" autant au-dessus de vous même, que vous étiez acoutumée d'être au-dessus des aûtres. On dirait aujourd'hui, "élevée".
- Le 2d a dit: "se ", pour paraitre grand. La pensée fait pâsser l'expression, qui ne plairait pas aujourd'hui dans une Oraison Funèbre.
   En st. proverb., "Hausser le coude": bien boire.
- C'est un homme, qui "ne se haûsse", "ni ne se baisse": il est mou, tranquille, indolent.
- Cet emploi "lui a bien haussé le nez" ou "le menton;" "lui a haussé le coeur"; l' a ennorgueuilli.




Emplacement dans le dictionnaire :

hâtereau
hâtif
hâtivement
haussé
hausse
hâusse
hausse-col
hausse-pied
hausse-queue

hausset
haussier
haussière
haut
haut-à-bas
haut-à-haut
haut-bord
haut-de-chaûsse
haut-de-chausse
haut-de-chausses
haut-de-chausses ou haut-d




Quelques citations relatives :

Citation n°1 de VILLIERS DE L'ISLE-ADAM (Contes cruels)

...solitaire. Cependant, je me tins droit et ferme, quoique je dusse être blanc comme un linge. - voyons ! Me dis-je, du calme ! - j'ai la fièvre et je suis somnambule. Voilà tout. Je m'efforçai de hausser les épaules : un poids secret m'en empêcha. Et voici que, venue du fond de l'horizon, du fond de ces bois décriés, une volée d'orfraies, à grand bruit d'ailes, passa, en criant d'horribles syllabes...


Citation n°2 de Eugène VOGÜÉ (Les Morts qui parlent)

...des consolations possibles pour tous les déboires. D'ailleurs, ils duraient depuis trop longtemps, ceux-là. Ouf ! Et on allait dîner, à neuf heures et demie, avec quel appétit ! On allait se hausser à la table de famille sur ce monceau de cadavres, chacun peindrait la bataille, la part qu'il y avait prise, lui, député modeste, mais qui pouvait d'un coup de bulletin faucher onze ministres....


Citation n°3 de François COPPÉE (La Bonne souffrance)

...; il faut, en un mot, que tout un peuple souffre de la faim. Non, non, le blé n'est pas une marchandise, une denrée comme une autre, et le malfaiteur qui, par je ne sais quel infâme négoce, a fait hausser le prix des froments et des seigles accumulés et a transformé en lingot d'or les sous vertdegrisés des pauvres gens, mériterait que chaque morceau de pain qu'il porte à sa bouche eût pour lui un...


Citation n°4 de Joséphin PÉLADAN (Le Vice suprême)

...dans la vie. L'impuissance de sa race et la sienne propre, à montrer la force de son droit, le torturait. Il eût fait l'impossible, l'insensé, et levier de tout, pour relever son blason et le hausser à la gloire. Depuis vingt ans il attendait un événement où jeter le grappin de sa rageuse et stérile ambition, et les circonstances ironiquement se dérobaient sous sa main fiévreuse, qui aurait pu...


Citation n°5 de Edgar QUINET (Napoléon)

...prix. Ce vers devrait être le moins complexe de tous, point chargé d'accessoires, ni jamais embarrassé dans sa pourpre ; il devrait être ferme et d'airain, naturellement grand, sans nécessité de se hausser à l'approche des grandes choses. Il faudrait qu'il fût à la fois populaire comme la ballade, naïf comme l'enfant, réfléchi comme le vieillard ; sans cesser d'être majestueux, il faudrait qu'il fût...


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